Puis, quand elle a dix-huit ans, Nora décide d'aller rencontrer son père. Au fil de ses recherches, elle a fini par apprendre qu’il habite au cœur d'un vaste domaine situé dans la forêt des Ardennes, où il semble qu'il vive seul et où il est malade, apprend-elle aussi, fortement handicapé par sa jambe. Elle entre en contact avec lui. Ils échangent des lettres. Un vieil homme boiteux, demi-paralytique, lui écrit son père, mais si tu veux me voir. Alors, ils conviennent d'une date. L'Homme à tête de chien (puisque le vieillard en question, le père de Nora, ne serait autre que cet obscur personnage que l’on croyait mythique) lui indique la gare où il lui faudra arriver. Tu me diras la date et l'heure, lui écrit-il encore, et Germain sera à t'attendre devant la gare, assis sur le siège de sa voiture à cheval, une cigarette à la lippe, le front baissé sous son chapeau de pluie, nous en sommes convenus, tu ne pourras pas te tromper. Et le voyage se fera ainsi, si ...
J’écris sur Google Docs, presque toujours à partir de mon téléphone (un Google Pixel 7 Pro), et ce que j’écris, sur la page même où je l’écris, est librement accessible à tout lecteur qui se connecte sur mon blog, sous l’onglet Librairie . Depuis hier, j’ai commencé à ajouter des photos à ces Bribes , de petites vidéos ne devraient pas tarder à suivre. Je n’écarte pas l’idée que le texte au moins de ma proposition puisse être un jour imprimé sur du papier. Mais, pour l’heure, je suis résolu à tirer tout le parti que je peux du format numérique dont les avantages me paraissent les suivants: La fabrication du livre numérique ne me coûte rien. Et le lecteur, à son tour, peut y avoir accès en temps réel et à titre gratuit. Je peux revenir indéfiniment sur ce que j’ai déjà écrit et publié pour le corriger: élaguer, ajouter, préciser, améliorer. Je peux y incruster des images et des sons. Ce parti pris me paraît celui qu’auraient adopté Jean-Luc Godard s’il avait écrit, ou Franz Kafka s’il v...